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Les femmes de Nder : résistantes sénégalaises à l’esclavage

Voilà un fait particulièrement tragique resté longtemps dans la mémoire des Sénégalais. L’histoire des femmes de Nder qui, un mardi du mois de novembre 1819, se sacrifièrent collectivement pour ne pas tomber entre les mains d’esclavagistes maures.

Partagez cette page Publié le 8 mars 2008 | 15 commentaires

Reines d’Afrique et héroïne de la diaspora noire

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Source : Reines d’Afrique et Héroïnes de la diaspora noire de Sylvia Serbin - Editions Sépia

A cette époque, le Walo constituait une province prospère située à l’embouchure du fleuve Sénégal. Ses habitants, de paisibles cultivateurs, vivaient du commerce avec les caravaniers du commerce transsaharien et avec les gens de Saint-Louis, première capitale coloniale du Sénégal, où ils écoulaient leurs denrées agricoles. Le fleuve séparait le Walo de la Mauritanie où était notamment établie la tribu des Trarzas. D’eux, on ne savait jamais à l’avance s’ils débarqueraient en clients pour échanger des marchandises ou en ennemis pour se ravitailler en captifs. Toujours est-il que depuis l’installation des troupes françaises à Saint-Louis, les Maures ne cessaient d’accentuer leur pression contre le Walo, qu’ils voulaient faire passer sous leur contrôle, afin d’empêcher la région de tomber sous domination européenne.

Cette année là, une longue période d’accalmie avait succédé aux violents affrontements dont les guerriers maures et leurs alliés Toucouleurs étaient une fois de plus sortis vainqueurs. On était au début de la saison sèche et Nder vivait un peu au ralenti. Le Brack (le Roi) était à Saint-Louis pour se faire soigner d’une mauvaise blessure reçue lors de la bataille de Ntaggar contre les Maures justement. Comme à l’accoutumée, les dignitaires du royaume étaient du voyage et une bonne partie de la cavalerie les accompagnait.

Ce mardi comme les autres jours, les hommes avaient rejoint les champs dès l’aube, la daba (houe traditionnelle) sur l’épaule. D’autres s’étaient rendus à la chasse, tandis qu’un troisième groupe avait pris la direction du fleuve où étaient amarrés leurs barques de pêcheurs. Seuls quelques ceddos (soldats) étaient restés en garnison, et s’occupaient à astiquer nonchalamment leurs grands fusils de traite.
Dans le village aux cases rondes livré aux femmes, aux enfants et aux vieillards, régnait l’animation du quotidien. Les coups de pilon, en une ronde saccadée, redoublaient d’ardeur à moudre le mil. Les femmes, vaquant à leurs occupations, s’interpellaient à l’intérieur des concessions. D’autres s’affairaient à l’entour des greniers où étaient entreposées les dernières récoltes. Quelques-unes enfin bavardaient tranquillement sur la place du village, tandis que les jeunes enfants se poursuivaient bruyamment autour de l’arbre à palabres où, le soir venu, les anciens avaient coutume de dérouler les histoires du passé.

Soudain un cri d’effroi troubla la quiétude du lieu. En un instant, les rires se figèrent, les pilons tombèrent, les concessions se vidèrent. Tous les regards convergèrent vers la femme qui venait de franchir en trombe l’entrée du tata, ce mur d’enceinte en branchages et terre glaise, censé protéger les villages en cas d’offensive.

La main agrippée à une calebasse ruisselant d’eau bien que vidée de son contenu, la femme haletait, terrorisée : « Les Maures ! Les Maures sont là ! Ils arrivent ! J’étais au bord du lac de Guiers et je les ai vus à travers les roseaux. Une armée de Maures ! Ils ont avec eux une troupe de Toucouleurs conduits par le chef Amar Ould Mokhtar ! Ils s’apprêtent à traverser le fleuve et viennent vers notre village ! »

Toutes les femmes crièrent en même temps. Elles savaient quel sort les attendait… Les Maures avaient repris leurs razzias dans le Walo pour s’approvisionner parmi les autochtones. Un grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants seraient arrachés à leurs familles pour être vendus comme esclaves aux riches familles d’Afrique du Nord. Cela avait toujours été ainsi et Nder y avait perdu bien des fils et des filles.

Pendant ce temps, à quelques kilomètres de là, postés sur l’autre rive du fleuve, les cavaliers enturbannés venus du désert s’apprêtaient à lancer leurs chevaux à l’assaut du village. Les femmes décidèrent aussitôt d’organiser la résistance avec les soldats demeurés sur place.

A la hâte, elles expédièrent les enfants dans les champs avoisinants sous la conduite de leurs aînés, afin qu’ils se cachent dans les hautes tiges de mil. Puis elles se précipitèrent dans leurs cases pour en ressortir vêtues de boubous et de pantalons bouffants, qui d’un époux, qui d’un père, qui d’un frère ; les cheveux dissimulés sous des bonnets d’homme. Elles s’étaient munies de tout ce qui pouvait servir à leur défense : coupe-coupe, lances, gourdins et même de vrais fusils qu’elles s’apprêtaient à manier pour la première fois.

Amazones d’un jour, ces femmes se battirent avec l’énergie du désespoir. Servantes, paysannes, aristocrates, jeunes, vieilles, elles s’engagèrent, animées de leur seul courage, dans la terrible confrontation avec l’ennemi. Dans leurs chants de célébration à la mémoire de ces femmes d’exception, les griots, illustrateurs des pages de l’histoire africaine, assurent que ce jour là, elles tuèrent plus de trois cents Maures. Le combat était cependant inégal. Les ceddos furent rapidement exterminés. Des rigoles de sang bouillonnant s’épandaient en une boue rougeâtre sur le sol de terre battue. Ça et là gisaient pêle-mêle des cadavres et des blessés agonisants.

Face à la farouche détermination des survivantes qui, bien que désarmées, étaient supérieures en nombre à la colonne ennemie, le chef Amar Ould Mokhtar lança à ses troupes l’ordre de dispersion. Les cavaliers du désert rangèrent leurs sabres effilés, prirent leurs blessés en croupe et retraversèrent le lac. Vexé d’avoir été tenu en échec par de simples femmes, le chef maure savait cependant qu’elles ne pourraient résister longtemps malgré leur bravoure. Ne voulant pas risquer d’abîmer la « marchandise », il comptait revenir un peu plus tard, afin de les prendre vivantes pour en tirer un meilleur prix sur les marchés d’esclaves.

Les femmes du Walo se sentirent perdues… A bout de forces, elles ne pouvaient soutenir une seconde attaque. Les hommes avaient tous péri et le messager qui s’était précipité à la recherche de secours, arriverait sûrement trop tard. Tout espoir était vain.

Femmes de Nder ! Dignes filles du Walo ! Redressez-vous et renouez vos pagnes !

C’est alors qu’une voix s’éleva au-dessus des clameurs, des lamentations et des hurlements de douleur. C’était Mbarka Dia, la confidente de la linguère (reine) Faty Yamar. Elle seule savait se faire obéir des courtisanes énergiques et autoritaires qui entouraient la reine. Prenant appui contre l’arbre à palabres, parce qu’elle-même avait été blessée, elle se mit à haranguer ses compagnes :

« Femmes de Nder ! Dignes filles du Walo ! Redressez-vous et renouez vos pagnes ! Préparons-nous à mourir ! Femmes de Nder, devons nous toujours reculer devant les envahisseurs ? Nos hommes sont loin, ils n’entendent pas nos cris. Nos enfants sont en sûreté. Allah le tout puissant saura les préserver. Mais nous, pauvres femmes, que pouvons-nous contre ces ennemis sans pitié qui ne tarderont pas à reprendre l’attaque ? »

« Où pourrions-nous nous cacher sans qu’ils nous découvrent ? Nous serons capturées comme le furent nos mères et nos grands-mères avant nous. Nous serons traînées de l’autre côté du fleuve et vendues comme esclaves. Est-ce là un sort digne de nous ? »

Les pleurs s’arrêtèrent, les plaintes se firent plus sourdes… « Répondez ! Mais répondez donc au lieu de rester là à gémir ! Qu’avez-vous donc dans les veines ? Du sang ou de l’eau de marigot ? Préférez-vous qu’on dise plus tard à nos petits enfants et à leur descendance : Vos grands-mères ont quitté le village comme captives ? Ou bien : Vos aïeules ont été braves jusqu’à la mort ! »

La mort ! A ce mot, fusa une sourde exclamation. « La mort ! Que dis-tu Mbarka Dia ? » « Oui mes sœurs. Nous devons mourir en femmes libres, et non vivre en esclaves. Que celles qui sont d’accord me suivent dans la grande case du conseil des Sages. Nous y entrerons toutes et nous y mettrons le feu… C’est la fumée de nos cendres qui accueillera nos ennemis. Debout mes sœurs ! Puisqu’il n’y a d’autre issue, mourrons en dignes femmes du Walo ! »…

Le soleil était maintenant haut dans le ciel. Un silence angoissant s’abattit sur le village. Muettes de désespoir, les femmes s’avancèrent lentement vers la vaste case qui s’élevait, imposante, au milieu du village. Pas une n’avait osé s’opposer à Mbarka Dia, de crainte que l’écho de leur couardise ne rejaillisse sur leur descendance. Une dernière fois elles contemplèrent le décor familier de leur quotidien, laissèrent traîner leurs regards embués de larmes sur les volailles affolées, les greniers pillés, les pilons abandonnés sur le sol, les marmites renversées, les cases éventrées et tous ces cadavres de proches qui commençaient à gonfler sous l’effet de la chaleur…

Alors elles s’entassèrent dans la case principale. Quelques jeunes mères qui n’avaient pas voulu se séparer de leurs nouveau-nés, les serraient contre leurs seins, à les étouffer. La dernière à pénétrer dans la pièce était enceinte et près de son terme. Mbarka Dia ferma la porte. D’un geste précis, elle enflamma une torche et sans même un tremblement, la lança contre l’une des façades de branchages. Aussitôt jaillit un immense brasier. A l’intérieur de la case, les femmes enlacées, serrées les unes contre les autres, entonnèrent, comme pour se donner un dernier sursaut de courage, des berceuses et de vieux refrains qui depuis leur enfance avaient rythmé leurs activités.

Les chants commencèrent à faiblir… aussitôt remplacés par de violentes quintes de toux. C’est alors que la future mère, guidée par son instinct de survie, poussa violemment la porte d’un coup de pied et, happant une goulée d’air, se précipita à l’extérieur où elle s’évanouit sur la terre battue. Celles qui vivaient encore ne bougèrent pas. Quelques-unes eurent le temps de murmurer : « Qu’on la laisse. Elle témoignera de notre histoire et le dira à nos enfants qui le raconteront à leurs fils pour la postérité. » Celles qui n’avaient pas encore été asphyxiées continuaient à chercher dans leurs chants de supplique, le courage de rester dans ce cercueil incandescent. Et les voix s’éteignirent peu à peu… Tout à coup, un effroyable craquement domina le crépitement des flammes. La charpente du toit venait de s’affaisser sur les corps. C’est un silence de mort qui accueillit les hommes arrivés trop tard au secours du village. Toutes les femmes de Nder avaient péri. Sauf une.

Les anciens affirment qu’à ce moment là, de gros nuages noirs voilèrent le ciel et tout devint obscur. Comme pour cacher la douleur de ces pères, de ces fils et de ces époux, anéantis par un désespoir que ni leurs cris, ni leurs larmes ni même le temps, ne sauraient apaiser. A partir de ce jour et pendant très longtemps, s’instaura dans le village de Nder un rite connu sous le nom de « Talata Nder », pour honorer la mémoire de ces héroïnes. Chaque année, un mardi du mois de novembre, aucune activité ne venait troubler cette journée de souvenir. Et pendant de longues heures, hommes et femmes, jeunes et vieux, restaient enfermés à l’intérieur de leurs concessions pour prier et rendre hommage au sacrifice des femmes de Nder.

Aujourd’hui, me dit-on, ce petit village du Walo est livré à l’abandon et à l’effacement de la nature, comme de la mémoire. Aucune commémoration ne vient plus rappeler la page d’histoire qui s’y est écrite. Nos dignes ancêtres de Nder ne mériteraient-elles pas mieux que l’indifférence après cette belle leçon d’héroïsme qu’elles nous ont laissée ?

Sylvia Serbin

Journaliste et historienne afro-antillaise, (30 passés entre le Sénégal où elle est née, et la Côte d’Ivoire), Sylvia Serbin a publié « Reines d’Afrique et héroïnes de la diaspora noire » aux éditions Sépia. Cet ouvrage met à l’honneur 22 femmes, africaines, antillaises, américaines, dont certaines ont été d’authentiques reines, d’autres de valeurs résistantes, même si elle a également mis à l’honneur certaines prophétesses messianiques ou des victimes du racisme européen : on retrouvera ainsi dans son livre des personnages comme Harriet Tubman l’américaine libératrice d’esclaves, les reines Zingha d’Angola, Pokou de Côte d’Ivoire ou Ranavalona III de Madagascar, à côté des Amazones du Dahomey, ou de la Vénus Hottentote.

Selly Wane

Messages

  • La tragédie de femmes de Nder appelée Talaatay Nder est reconstituée sous forme de bande dessinée. Écrite par la sociologue, Fatou Sow Sarr Talaatay Nder : La véritable histoire de Nder racontée aux enfants veut rétablir la vérité historique et sauvegarder le sacrifice des femmes du Walo dans la mémoire collective.
    Il était une fois, une intronisation d’une princesse à Nder, capitale du royaume du Walo. Dès son accession au trône, le 1er octobre 1846, la reine Ndatté Yalla Mbodj exerce le pouvoir comme un ’véritable’ Brack (nom donné aux rois du Walo). Son règne sera marqué par une défiance permanente des colonisateurs français. Elle va même livrer une bataille acharnée contre Louis Faidherbe, dont le pont de Saint-Louis porte le nom. Une bataille que ses troupes vont perdre devant l’armée du gouverneur. Dans la bande dessinée Talaatay Nder : La véritable histoire de Nder racontée aux enfants, Fatou Sow Sarr conte l’avant et l’après Ndatté Yalla à Nder. La directrice du laboratoire Genre et Recherche scientifique de l’Ifan remonte jusqu’au règne du Brack Amar Fatim Borso, le père de la princesse Ndatté Yalla pour raconter le drame des femmes de Walo qui se serait produit un certain mardi. La bande dessinée a été présentée mardi à l’Ucad II à l’Université de Dakar. Le 7 mars 1820, des femmes de Nder consentirent le sacrifice ultime pour ’leur patrie, au nom de l’honneur, de la dignité et de la liberté.’
    Ce jour-là, des dignitaires du royaume étaient à Saint-Louis, en compagnie du roi Amar Fatim Borso qui soignait sa jambe fracturée lors d’une attaque survenue le 21 septembre 1819. Les guerriers des états Maures et Toucouleurs, qui voulaient islamiser le Walo animiste, s’allièrent au maitre des colonies, François Pellegrin et “profitèrent” de l’absence du Brack pour attaquer la capitale. Sous la direction de la Linguère Fatim Yamar Khouryaye Mbodj, les femmes se déguisent en hommes et ripostent. Les assaillants se replient, les guerrières crient victoire et ôtent leurs turbans. Elles dévoilent alors leur identité et provoquent “un sursaut d’orgueil mâle” chez les envahisseurs. Ces derniers reprennent les armes, reviennent à l’assaut et auront finalement raison des femmes. Encerclée, la Linguère qui avait organisé la résistance, ainsi que plusieurs de ses “sœurs d’armes”, décident de s’immoler par le feu. Avant de se donner la mort, Fatim Yamar Khouryaye Mbodj va ordonner à une jeune fille, Saydani, de se dissimuler derrière un grand canari pour que “la tragédie de Nder ait un témoin et soit connu par le Walo et dans le reste du monde”. Elle aura également pris le soin de faire évacuer ses deux filles, Ndaté Yalla et Ndieumbat, âgées respectivement de 10 et 12 ans. Elles seront confiées à leur tante paternelle, Ndickou Fatim Borso à Niassène, “pour préserver la lignée des Tédiek” qui conserva le pouvoir pendant plus de 50 ans au Walo.
    Les deux princesses vont finir par diriger le royaume après plusieurs années. C’est l’aînée qui dirige d’abord Nder. Son règne sera marqué par la volonté de donner ’un répit à son peuple agressé de toutes parts par les voisins maures et toucouleurs.’ C’est finalement en 1846 que Ndatté Yalla va accéder au trône. Elle sera vaincue par le gouverneur Faidherbe “grâce à la supériorité de son armement”, le 5 février 1855. Ndatté Yalla se réfugie au royaume du Cayor d’où était originaire son mari, Marosso Tassé Diop. Talaatay Nder : La véritable histoire racontée aux enfants est réalisée pour inscrire dans la conscience des plus petits ’les principes de justice, d’égalité et de bravoure’. Selon Fatou Sow Sarr la cible a la mémoire fraîche et il faut la nourrir à la “bonne source”. Pour la sociologue, il est du devoir des scientifiques de rétablir la vérité sur la date et la nature de cet évènement tragique ’qui n’a rien à voir avec les razzias maures comme l’ont raconté certains romanciers et écrivains étrangers’. Talaatay Nder : La véritable histoire de Nder racontée aux enfants de Fatou Sow Sarr : Bande dessinée, 31 pages, Prix : 1500 FCFA.

    • sea lo que sea NDER sera siempre ( orgullo ) « diarama » femmes de NDER

    • Cette bande dessinée - que je n’ai pas encore eu le plaisir de découvrir - est une excellente initiative. Elle devrait être présentée aux jeunes écoliers sénégalais pour apprendre un part de leur histoire. Toutes mes félicitations aux éditeurs de cet ouvrage et à Mme Fatou Sow.

      Bien cordialement
      Sylvia Serbin
      Auteur de « Reines d’Afrique et héroïnes de la diaspora noire ».

    • Slt Sylvia je m’appelle Ousmane Thioye je suis habitant de NDER mais j’etudie a dkr en meme tps je suis le president des eleves et etudiants ressortissants de nder.Depuis bas age je participe dans les journée memorial du TALAATAY NDER.J’avais meme fais une contribution sur votre emmission REINE D’AFRIQUE en 2008 sur l’histoire de NDER.Vraiment on fais notre maximun pour rendre cette histoire immortelle et on fais des journées a l’université sur sa. Actuellement on a un programme de journée de consultation gratuite au village (medicale) le 8 juillet inchala. Et tout ceci c’est pour rendre honneur a nos parents victimes du talatay nder. Si vous voulez plus d’infos et precisement si vous voulez venir a nder vous etes la bienvenue. Mes coordonnées 00221776189651 ou 00221779336813.Merci

    • sls, j’ai passé mon cycle primaire à dakar, bien entendu, l’élève doit apprendre l’histo-géographie, et notre maitre a parlé de ces héroines comme aline sitoé, yacine boubou, et ces braves femmes de nder avec le fameux mardi, ca m’est resté quelques détails en mémoire, mais surtout ça m’interéssais, mais c’est après des années que j’ai relu l’histoire de ces fameuses héroînes, qui ont préféré la mort, plutôt que la servitude de ces commerçants criminels d’humains, cet acte abominable, pire que le meutre, et qui est un fait mondial depuis le nuit des temps. Mais vraiement, c’est ces braves jeunes dames qu’ont doit rendre un honorable homage, cette bravoure venant d’elles, rend fières à toutes femmes du monde, en particulier les africaines, n’en parlons pas de celles qui sont des sénégalaises, même les hommes doivent respecter cette noble et digne courage de ces dames de fer, j’amais je ne suis émue de ma vie, en lisant et découvrant qui sont ces femmes, je suis fière, et ceci, doit nous servir à nous femmes d’aujourd’hui de leçon, car les femmes de nder, ont préféré la dignité, l’honneur, le courage, et la liberté, plûtot qu’à la soumission de ces vautours, et loups, à figure humaine, donc, nous aussi, nous devons avoir la dignité, le courage, la vergogne de nos grands-mères vertueuses, mais telle n’est pas le cas d’aujourd’hui pour la plupart de nos consoeurs africaines.

    • je vous dis une fois de plus,que NDER est oublie par tous les politiciens qui passent pour prometre choses qu ils ne complissent jamais durant les elections il ya pas de electricite ni lotisement,ya 2 robinets mais ses habitants restent dignes.l histoire NDER restera c sur .A BON ATTENDEUR SALUT..............

    • C’était le 7 mars 1820, aujourd’hui 7 mars 2013....je rends hommage à ces femmes et en appelle à un devoir de mémoire pour lequel nous devons tous nous mobiliser. Cette partie de l’histoire du Sénégal mais aussi de la Mauritanie, on ne le dit pas assez à mon avis, devrait être magnifiée pour servir d’exemple à la lutte contre l’esclavage, qui continue sous d’autres formes...il n’ya pas de prix à la liberté...et comme un signe du ciel, le 8 mars est devenu la journée internationale de la femme, un hasard me direz-vous ?...un signe du ciel plutôt...

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  • Femmes de Nder vous êtes dignes courageuses dévouées, vous avez fait l’honneur de l’Afrique et particulièrement du Sénégal.
    Vous méritez le ciel et la terre réunis puisque vous avez suit montrer votre bravoure et votre dignité en tuant non seulement tous ces maures mais aussi en n’acceptant pas de vous laisser traiter d’esclaves
    Vraiement les mots nous manquent pour vous qualifier parce que vous êtes des nobles
    Pour la journée ne vous inquietez pas vous autres lecteurs et lectrices je m’en chargerai quand je serai la première dame du Sénégal.
    Peace and love

    Voir en ligne : http://www.google.com

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  • femmes dignes, femmes devouées, femmes resistantes,femmes courageuses,femmes de revenances ! si dieu vous condamne pour votre acte(sucide) et me promet un paradis prochain, moi je vous laisse ma place. histoire apocalyptique, histoire hocotante, histoire d’emotion, histoire de vibration ! que dieu vous acceuille dans son paradis. amen !!!

    Voir en ligne : Les femmes de Nder : résistantes sénégalaises à l’esclavage

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  • Félicitation à Sylvia pour son proféssionnalisme et son dévouement à parcourir notre pays le Sénégal pour receuillir et relater l’histoire de nos trés chéres Amazones de Nder.
    Cependant, je partage avec elle l’idée que cet act de bravour des femmes de Nder est en chute libre dans l’annuaire culturel sénégalais.
    Pire,j’ai eu l’occasion de passer un long séjour avec des étudiants sénégalais et occidentaux(américains) dans le cadre d’un programme d’étude universitaire de développement durable et je vous avoue que se fut une surprise désagréable de découvrir ce village coupé du reste du Sénégal où une piste impraticable méne vers ce derniers.
    Je saisis cette opportunité qui m’est offerte pour alerter nos autorites à inscrire dans leur agenda culturel ’UNE JOURNEE DES FEMMES DE NDER et au ministére du tourisme de d’intégrer un circuit allant dans ce sens pour une meilleure visibilité de ce village pour un développement économique,culturel et durablement responsable.

    • Voila la bravours de la femme Sénégalaise .
      Cet exemple doit servir a tous les Sénégalais et Africains dans le combat pour la défence des valeurs et civilisations du monde noir .
      voila un exemple des femmes de nder qui doit pousser vers la reussite
      qui n’est rien que le refus du desohonneur .

      Voir en ligne : http://www.dinoutoo.com/dakar.html

    • c’est aussi son pays, elle est née ici.

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  • C’est avec une grande tristesse que j’ai lu cet article et je pense que cette histoire mérite d’être racontée à la nouvelle génération qui n’a plus de repères. Je lance aussi un appel aux pouvoirs publics de consacrer une journée spéciale en leur honneur.

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  • merci,
    je viens de découvrir ce site et ces faits trajiques et héroiques sur ces femmes de Nder.
    il est dommage qu’elles soient tombées un peu dans l’oubli et je leur rend hommage.
    les martyres de femmes africaines sont toujours hélas d’actualité.....

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